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Cession de licence et franchise

Au lieu d'exporter ses produits, l'entreprise peut céder sa technologie, ses marques et ses savoir-faire pour un territoire donné. La franchise internationale permet d'étendre son réseau à l'étranger avec le savoir-faire commercial déjà formalisé et fonctionnel sur le marché national.

    • Cessions de licences et de savoir-faire

      L’entreprise exportatrice vend sa propriété intellectuelle (licences de fabrication, de marque…) pour un marché donné. Les brevets et marques (déposés comme il se doit dans le pays et au-delà) seront rétribués par des royalties (redevances).

      Les savoir-faire (know-how) qui accompagnent cette cession de licence comme un mode d'emploi (ou tutoriel) ne sont pas brevetables. Ils sont généralement payés en une fois lors de la signature de l’accord de cession.

      Le recours à un juriste spécialisé (droit de la propriété industrielle et de la législation locale) est indispensable. Le contrat de cession encadrera la protection du cédant et la mise en œuvre de la licence conforme à ce qui a été négocié. Sans oublier les aspects financiers et fiscaux de l’opération (domaine délicat, surtout du point de vue des services fiscaux du pays étranger).


      On peut aussi parfaitement céder une licence à sa propre filiale ou à la joint-venture pour protéger sa technologie, valoriser son apport et faciliter le retour sur investissement.

    • Franchise

      D’après les chiffres de la Fédération européenne de la franchise (EFF), 14 000 réseaux opèrent en Europe, plus de 3 800 aux États Unis, 4 000 en Chine, 2 400 au Brésil, 1 200 au Canada, 1 160 en Australie. C’est un modèle de commercialisation bien implanté dans le paysage mondial.

      La franchise à l’international est un prolongement naturel d’un format largement répandu, mais surtout déjà formalisé par l’entreprise sur son marché national. Près du quart des franchiseurs français distribuent ainsi leur marque à l’international.

       

      À quelles conditions ?

      Un, il faut avoir, en toute logique, un concept déclinable à l’étranger (et adaptable sur les marchés visés).

      Deux, avoir une taille critique pour garantir la validité du concept, et d’être par-là séduisant aux yeux des franchisés potentiels. Cette taille implique également des fonctions support mobilisables pour accompagner l’expansion du réseau à l’étranger.

       

      Comment ?

      On peut investir en direct ou en passant par un franchisé local.
       

      En direct, on met en place une organisation succursaliste, généralement en joint-venture. Avec le partenaire, on exploite donc sa franchise, on devient son propre franchisé.
       

      Avec un franchisé local, les investissements directs seront limités, on étend simplement le réseau.


      Deux possibilités : la master franchise comme tête de réseau, qui devient franchiseur pour tout le pays. Tout en étant franchisé pour exploiter le concept sur un site pilote, pour adapter le concept au pays et attirer d’autres franchisés.

      Ou la franchise directe, que l’on opère depuis la France. L’expansion sera en général limitée à quelques capitales, mais on évite ainsi de céder les droits sur chaque pays à un investisseur local. Les franchisés étrangers seront des affiliés comme les autres, avec quelques adaptations nécessaires.
       

      La franchise à l’international a généré aussi ses agents multicartes, les multi-masters franchisés gérant 15 à 20 réseaux. Excès de rentabilisation ou de rationalisation, chacun tranchera en fonction du contexte.

      ►Voir aussi la Distribution export

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