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Virements internationaux: les banques réagissent

Publié le
29/08/2016

Les fintech cassent les prix sur les transferts d’argent. Les banques adoptent les virements en ligne sans passer par l'agence. Ainsi la Société Générale proposera en décembre ces virements à tarifs attractifs.
Les Echos font le point.

    • L'offensive des start-up de la finance sur le marché du transfert d'argent à l'étranger commence à faire réagir le secteur bancaire. Ce marché aux marges confortables, dominé par les banques et les acteurs spécialisés comme Western Union ou Moneygram, est en effet devenu la cible de nombreuses fintech, qui cassent les prix à travers des solutions en ligne.
       

      Jusque-là, hors zone SEPA, pas de transfert en ligne chez les banquiers
      La Société Générale a ainsi prévenu cet été ses clients qu'elle mettait en place, à compter du 1er décembre, une nouvelle offre d'émission de virements internationaux en ligne, qui fonctionnera sur Smartphone et tablette. « Jusqu'à présent, il n'était pas possible de faire des virements internationaux en ligne hors zone Sepa (Single Euro Payments Area), par exemple en direction des Etats-Unis. Il fallait se rendre au guichet », explique Stéphane Lecoq, chef de produit Banque au quotidien à la Société Générale. (...)
       

      Les fintech restent meilleur marché. La britannique Azimo revendique des tarifs jusqu'à 85 % inférieurs à ceux des banques. Et TransferWise, des frais jusqu'à huit fois inférieurs. Le potentiel de croissance pour ces nouveaux acteurs est donc important. Selon la Banque mondiale, le montant total des transferts dans le monde s'est en effet élevé à 582 milliards de dollars en 2015.

       

      Suite de l’article sur l'évolution de la tarification des virements internationaux par les Echos


      Le perturbateur TransferWise

      TransferWise a contribué à transformer le secteur du transfert international d'argent. Un Skype du virement ?

       

      Extrait

       

      TransferWise a grandi en s'appuyant sur une idée simple : faire en sorte que l'argent ne franchisse pas les frontières. La somme qu'un usager résidant à Paris veut envoyer à Londres reste en France. Le virement effectué outre-Manche, converti au « taux réel du marché intermédiaire », provient d'un compte londonien de TransferWise, équilibré par l'argent qu'un résident local envoie vers la France. Résultat : la firme affiche des frais « jusqu'à huit fois inférieurs » à ceux demandés par les banques. Il est vrai qu'elle n'a pas de réseaux d'agences à entretenir. « Taavet Hinrikus est le parfait exemple de l'Estonien qui a fait ses armes au sein de Skype, autre entreprise "pertubatrice" fondée à Tallinn, et qui met à profit cette expérience de sept ans pour bâtir son propre royaume », commente Tarmo Virki, rédacteur en chef du magazine spécialisé « CoFounder ».

       

      Effectuant des virements en 35 devises vers 55 pays, TransferWise revendique désormais 700 millions d'euros de transactions par mois. Et de 6 à 7 % des transferts effectués depuis le Royaume-Uni. (...)
      Après les Etats-Unis, l'Australie ou la Chine, l'entreprise proposera ses services, à partir du mois de septembre, à destination du Japon. Singapour, le Brésil et Hong Kong sont dans les tuyaux, puis viendra l'Afrique.

       

      Plus sur Taavet Hinrikus interrogé par les Echos


      Un comparateur de transferts d'argent

      Une start-up française propose le Moneytis, qui permet de comparer les tarifs de 80 opérateurs de transferts d'atrgent dans 200 pays dans le monde. Apporter de la transparence dans des tarifs jugés opaques par les consommateurs et des alertes sur l'évolution des taux de change permettant des transferts encore plus avantageux.

       

      www.moneytis.com/

       

      ► Voir les différents moyens de paiement internationaux

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Date:
29/08/2016

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