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L’insolente croissance du commerce en ligne international

Publié le
12/05/2017

La croissance du e-commerce international serait deux fois plus rapide que celle du e-commerce domestique à l’horizon de 2020, d'après le rapport réalisé par un cabinet d'expertise-conseil pour le groupe de transport express international DHL, intitulé "Le commerce des épices du 21ème siècle"

    • Les ventes en ligne transfrontalières devraient bondir de 25 % par an dans le monde à l'horizon 2020, passant de 300 milliards de dollars en 2015 à 900 milliards de dollars (valeur brute de marchandises) en 2020. La croissance du e-commerce « export » serait donc deux fois plus rapide que celle du e-commerce local.

       

      Pour en bénéficier, les pays doivent disposer d’une base solde de sites marchands… capables de traiter la demande internationale.

      La France compte désormais 200 000 sites web marchands, soit un nombre multiplié par 10 en 10 ans. Selon la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad), citée par l'étude, le commerce électronique en France a franchi en 2016 le cap des 70 milliards d’euros pour atteindre un chiffre d’affaires de 72 milliards. La progression est de 23 % par rapport à 2015. Surtout, cela représente 33 transactions par seconde.

      Le rapport montre également que 31 % des principaux sites français et allemand d’achat en ligne enregistrent un trafic international supérieur à 15 %. Cependant la France et l’Allemagne restent encore bien loin derrière le Royaume Uni, un des premiers marchés de la vente en ligne en Europe, où près de la moitié (49 %) des sites web marchands sont fréquentés par des visiteurs internationaux.


      > Lire l’article du MOCI consacré aux ventes en ligne internationales

    • Réussite partagée

      Le rapport conforte bien entendu les activités principales de DHL. Mais il apporte également une analyse documentée du e-commerce international, permettant de voir au-delà des effets d’optique où les premiers de la classe cachent la forêt qui apparaît bien dense. Il offre en outre un regard instructif sur les motivations des acheteurs à faire des achats transfrontaliers, variables selon les pays. Aux web marchands de s’en inspirer pour être au plus près des standards rassurant les clients. Et tous ceux qui souhaitent booster leurs ventes B2C à l’export.

       

      À quoi ressemble la carte globale de cette nouvelle route des épices, si l’on s’en tient aux produits de valeur ?

      Les ventes en ligne en France se portent très bien, pas de doute. Toutefois, le rapport DHL est plus réservé sur les mouvements hors frontières. Ainsi la France (et l’Allemagne aussi) restent encore bien loin derrière le Royaume Uni, un des premiers marchés de la vente en ligne en Europe où près de la moitié (49 %) des sites web marchands sont fréquentés par des visiteurs internationaux.

      Contrairement aux apparences qui voient les États-Unis dominer le paysage mondial des détaillants en ligne, les transactions à haute valeur de panier qui s’élève à environ 30 milliards d’USD se divisent en fait équitablement entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord.

       

      Pour les marchés d’approvisionnement (dont l’offre est la plus abondante), ce sont  les États-Unis, le Royaume Uni et la Chine qui concentrent 60% environ du revenu actuel.

      La demande est plus fragmentée que l’offre, ces mêmes pays émettent près de 30% de la demande globale en achats de haute valeur. Les autres marchés, tels que l’Australie, la France et le Canada y jouent un rôle plus important (comme marchés de destination).

       

      Les 4 types de détaillants en ligne transfrontaliers qui réussissent :

      Les géants du commerce électronique ne sont pas ici les seuls concernés car les détaillants et fabricants de tous types et de toutes tailles ont leur chance.

      Les géants du commerce électronique définissent les critères de l’expérience client. Mais les fabricants sont censés être les grands gagnants de la croissance du commerce électronique transfrontalier. Ces derniers peuvent en effet améliorer leurs marges et gérer leur marque en « supprimant les intermédiaires », et misent sur une croissance 1,3 fois plus rapide que la moyenne des détaillants, déjà dynamique. Les détaillants sont donc dans l'obligation de trouver une valeur ajoutée à proposer afin de pouvoir rivaliser avec les fabricants et assurer leur place dans la chaîne de valeur.

       

    • Des réticences à l'achat

      Il reste quand même des barrières et des réticences des consommateurs à passer commande à l’étranger.

      Quelles sont les motivations principales d’acheter sur un site étranger ?

      • trouver une large gamme de produits qui ne sont pas disponibles dans leur pays
      • obtenir des produits de meilleure qualité qu’en local, même s’ils sont plus chers
      • ou s’ils proviennent d'une source moins fiable

       

      Aux web marchands de proposer des sites qui lèvent les réticences des acheteurs étrangers qui concernent le prix, l’expérience de l’achat, la confiance et la logistique associée.

       

      Le rapport donne la recette en 5 étapes pour devenir un vrai champion de la vente internationale en ligne

      1. Une stratégique claire : identifier ses opportunités de ventes transfrontalières

      2. Le bon assortiment : comprendre les préférences et les règles locales

      3. La « glocalisation » ou le commerce géré dans un contexte de demande à la fois locale et globale : faire du monde entier son marché local (sous réserve du point 2)

      4. Entreposage et gestion des commandes : déterminer la présence qui convient le mieux à l'entreprise (du global au local)

      5. Choix des livraisons : s’en servir comme un puissant outil de conversion. (la livraison a aussi un impact sur le prix, l’expérience et la confiance de l’acheteur).

       

      Consulter le rapport DHL sur les opportunités du commerce électronique transfrontalier

Informations complémentaires :

Date:
12/05/2017

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