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L'Inde, la croissance et les investisseurs

Publié le
09/04/2015

La troisième économie d’Asie est en quête d’investisseurs étrangers pour maintenir sa croissance élevée. Avec Make in India (Faites-le en Inde) les investissements productifs bénéficient d’un véritable traitement de faveur. Restent des freins au développement, mais combattus avec énergie et pragmatisme.

    • La France a bien une carte à jouer en Inde. Si le solde commercial entre les deux pays était à l’avantage de Paris en 2007, il n’a cessé de se dégrader avec un déficit commercial de 2,5 milliards d’euros l’an passé.

      Pourtant, New Delhi importe beaucoup de produits chimiques ou pharmaceutiques, des biens de consommation, du nucléaire et des biens d’équipement. Une demande que la France peut satisfaire. L’ouverture du pays engagée par Narendra Modi est une occasion à saisir (dernières lois protectionnistes levées, fiscalité simplifiée, TVA unique pour bientôt).


      Les points-clés du marché indien

      (d’après Usine Nouvelle)
       

      La croissance repart à la hausse
      L’Inde subit le contrecoup de la crise économique de 2008. Le pays a aussi dû faire face en 2013 à la dépréciation de la roupie indienne.


      Au-delà de l’énergie, une forte demande de biens manufacturés
      New Delhi a importé pour plus de 450 milliards de dollars de biens en 2013. Le nucléaire et les biens d’équipement représentent près de 31 milliards.


      Le grand voisin chinois est son premier fournisseur
      L’Inde importe massivement des matières premières provenant des pays du Golfe. New Delhi est aussi très dépendant des produits manufacturés chinois.


      La France capte les biens d’équipements
      Les exportations françaises ont stagné à 2,7 milliards d’euros en 2013. Elles se répartissent essentiellement dans quatre secteurs.


      > L'article Inde en quête des partenaires de l’Usine Nouvelle


      Sûre d’elle-même, l’Inde veut changer d’échelle

      Le marché indien vu par le terrain. Prenez sa température avec le reportage de la Croix


      Cité-monde pour les investisseurs
      Inaugurée en 2006, la cité-monde de Mahindra est une des dizaines de zones exclusives spéciales lancées par les entrepreneurs indiens avec le soutien de l’État. Comme en Chine, le pari est de faire venir de nouvelles sociétés en louant des terrains, une denrée rare ici, et en proposant une fiscalité très réduite.

      Presque dix ans plus tard, 33 entreprises employant 9 000 salariés ont déménagé dans cet espace privatisé aux portes de Jaipur. Loin des 100 000 travailleurs envisagés dans le plan initial.


      Pour convaincre les investisseurs, le gouvernement tente de gommer l’image bureaucratique qui colle au pays malgré le virage capitaliste pris au début des années 1990. Les dernières lois protectionnistes ont été levées dans l’assurance et la défense, permettant la participation massive de capitaux étrangers. La fiscalité a été simplifiée. Une TVA unique doit se substituer à de nombreux prélèvements entre les 22 États de la fédération afin de créer un marché intérieur unique.


      Des freins à la croissance
      Le gouvernement a déjà lancé le plan de bataille, une chantier à plus de 140 milliards de dollars...


      > Lire la suite de l’article de la Croix - L’Inde veut changer d’échelle

       

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Date:
09/04/2015

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