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Le commerce extérieur d'Ile-de-France

Publié le
18/11/2016

L’Ile-de-France conforte en 2015, sa place de leader français autant pour les exportations que pour les importations. Dans un contexte d’augmentation des échanges extérieurs, la balance commerciale francilienne se stabilise en 2015 à - 53,4 milliards d’euros.

Les principaux partenaires commerciaux restent les pays européens les plus proches, ainsi que les deux géants que sont les Etats-Unis et la Chine. L’aéronautique et l’automobile demeurent les moteurs des exportations franciliennes.

    • La réduction du déficit se poursuit

      En 2015, le montant des exportations françaises s’élève à 445,3 milliards d’euros, en progression de 17,6 milliards (+ 4,1 % par rapport à l’année précédente). Le niveau des importations est de 507,9 milliards, soit une progression 4,3 milliards (+ 0,9 % par rapport à 2014).

       

      En Ile-de-France les exportations s’élèvent à 83,2 milliards d’euros en 2015, soit une progression de 5,9 milliards (+ 7,7 % par rapport à 2014). Les importations atteignent quant à elles à 136,7 milliards, soit une hausse de 6,6 milliards d’euros (+ 5,1 % par rapport à l’année précédente).

       

      Contrairement au phénomène observé au niveau national, les importations franciliennes progressent plus que les exportations, ainsi la balance commercialefrancilienne affiche un déficit en 2015 (- 53,4 milliards)supérieur à celui de 2014 (- 52,8 milliards) retrouvant ainsi son niveau de 2013.

       

      L’Ile-de-France conserve sa place de leader autant pour les exportations que pour les importations. 18,7 % des biens manufacturés quittant la France pour l’étranger sortent du territoire via l’Ile-de-France, les nouvelles régions Grand Est et Auvergne-Rhône-Alpes complètent le podium avec respectivement 13,5 % et 12,6 % des exportations. Pour les importations, le poids de la région francilienne est encore plus prépondérant, puisque plus du quart (26,9 %) des marchandises importées en France entre dans le territoire via l’Ile-de-France, loin devant les régions Grand Est (11,0 %) et Auvergne-Rhône-Alpes (10,7 %).

       

      Ces données sont à relativiser du fait de « l’effet plateforme » de la région Ile-de-France : en effet, une partie des marchandises produites en province sort du territoire par les aéroports franciliens ; de même, une partie des marchandises importées arrive d’abord en Ile-de-France avant d’être acheminée vers leurs destinations finales qui se trouvent à l’extérieur de la région francilienne.

       

    • Nos échanges se concentrent sur une poignée de pays

      Les 8 principaux pays fournisseurs des biens achetés par la France cumulent 62,1 % des importations. Il s’agit de pays européens proches : Allemagne, Italie, Belgique, Espagne, Pays-Bas et Royaume-Uni. A ceux-ci s’ajoutent les deux principaux partenaires commerciaux non européens : la Chine et les Etats-Unis. Les 8 mêmes pays sont également les pays clients les plus importants, à la différence notable du poids de la Chine parmi les échanges : si elle est le deuxième fournisseur de biens importés, elle n’est que le septième pays client, le commerce franco-chinois étant depuis bien longtemps déséquilibré en faveur de la Chine.

       

      Avec 57,2 % des exportations et 59,8 % des importations, l’Europe est le principal partenaire commercial de l’Ile-de- France. Viennent ensuite la zone Asie-Océanie, troisième client de la région avec 11,1 milliards d’exportations (soit 13,3 % du total des exportations franciliennes) et deuxième fournisseur avec des importations s’élevant à 32,6 milliards (soit 23,9 % du total des importations).

       

      La troisième principale région prépondérante pour le commerce extérieur francilien est l’ensemble du continent américain, les échanges entre celui-ci et l’Ile-de-France sont traditionnellement proches de l’équilibre.

       

      >Plus sur la répartition géographique et sectorielle de nos échanges dans la note Enjeux Ile-de-France du CROCIS


       

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Date:
18/11/2016

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