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Industrie auto : le tournant numérique, services et expérience utilisateur

Publié le
30/09/2016

Le Mondial de Paris ouvre ses portes vendredi. La vague du numérique et des nouveaux services de mobilités obligent les industriels à se remettre profondément en question. Les Échos font le point. Extraits.

    • Est-ce la fin d'un monde ? Cette année, le Mondial de l'automobile, qui ouvre ses portes ce jeudi à Paris, offre un nouveau visage. Les vendeurs de rêve, les Lamborghini, Aston Martin ou Bentley ou Rolls-Royce, et plusieurs marques grand public (Ford, Volvo, Mazda) ont décidé de snober l'édition 2016 du Salon. Et plusieurs grands patrons, comme ceux de BMW, Fiat-Chrysler et Mitsubishi, ne se donnent pas la peinent de passer.
       

      L'air de rien, le secteur automobile se décloisonne peu à peu - contraint de s'entendre avec d'autres filières pour construire des voitures autonomes, électriques ou connectées. « Les frontières sont de plus en plus floues, l'industrie est arrivée à un carrefour », relève Rémi Cornubert, partenaire chez ATKearney. (...)

       

      Recomposition du paysage
      Bien sûr, c'est encore le début, même si, cet été, les opérations constitutives d'un nouvel écosystème se sont accumulées.

       

      N'oublions pas non plus les start-up, qui commencent à pulluler dans le domaine. « On recense une nouvelle start-up "auto" par semaine dans le monde. En cinq ans, 50 milliards d'euros ont été investis dans la mobilité, l'après-vente, l'électrique ou l'autonome - là où les constructeurs ont des faiblesses », souffle Marc Boilard, chez Oliver Wyman.

       

      En somme, la vague semble enclenchée. « Sur tout ça, les constructeurs étaient encore sceptiques il y a quelques années, pointe Jean Boschat, chez ATKearney. Aujourd'hui, c'est plus de l'inquiétude : ils se sont rendus compte que certains s'installent sur des bouts de la chaîne de valeur, et qu'il y a des avantages à être premier entrant ». La prise de conscience intervient alors que les comptes des grands noms du secteur sont au beau fixe, avec les croissances des marchés européens et américains.

       

      Pour s'adapter à ce nouveau jeu, les constructeurs ont fort à faire. « Ils doivent casser leurs habitudes et s'ouvrir, cela se fera parfois dans la douleur, précise Bertrand Rakoto, un analyste indépendant. Quand on vit industrie, on a peu de compréhension du numérique, il n'est pas facile de s'éloigner du produit pour penser service. Seul Tesla y arrive vraiment pour l'instant », juge-t-il. « Les constructeurs doivent mener leur révolution culturelle, prendre la question de la relation client à bras-le-corps et mettre à bas leurs silos », confirme Marc Boilard.

       

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    • L'expérience utilisateur, la plaie des constructeurs

      C'est un domaine où il faut de nos jours exceller, et où les constructeurs sont plutôt au fond de la classe. Alors que la révolution numérique a envahi le quotidien des automobilistes depuis quelques années déjà, l'habitacle d'une voiture reste une zone peu propice à une utilisation fluide du numérique.

       

      Les exemples sont légion. Sauf exception, on ne trouve toujours pas de prise USB pour recharger les téléphones et les tablettes depuis la banquette arrière. On se perd dans le menu déroulant d'écrans pas toujours très tactiles et on cherche désespérément un endroit pour poser son téléphone (afin d'utiliser sans danger les applications de navigation comme Waze ou Google Maps, plus ergonomiques que celles embarquées à bord). D'ailleurs, même les SUV haut de gamme à plusieurs dizaines de milliers d'euros font toujours confiance à une molette pour « entrer » sa destination.

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      Et aussi
      Les constructeurs traditionnels accélèrent leur virage vers le numérique


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Date:
30/09/2016

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