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Fin du roaming en Europe: comprendre "depuis" l’Europe

Publié le
14/06/2017

Les Européens en voyage n'auront plus en principe à payer de frais supplémentaires pour utiliser leur smartphone dans les pays de l’espace européen. Quelques exceptions de taille à prendre en compte pour éviter des factures salées au retour… et même avant de partir.

    • Utilisateurs globalement gagnants

      Ce grand pas vers le marché unique du numérique en Europe réserve des surprises. Tous ceux qui pensent qu'il n'y a plus aucun frais supplémentaire lorsqu'on téléphone, expédie un SMS ou surfe sur Internet depuis un téléphone mobile sur le Vieux continent, risquent d'être déçus.

       

      Il y a d’abord des exceptions géographiques : l'Islande, la Norvège et le Liechtenstein (pays non-membres) sont inclus, et logiquement, la Suisse et les Balkans (hors Slovénie et Croatie) ne sont pas concernés. Enfin la Royaume Uni, sur le départ pour cause de Brexit, est couvert jusqu’à sa sortie définitive de l’Union européenne.

       

      Il reste la grande exception tarifaire, la plus incongrue : celle du pays de résidence, où le forfait a été acheté. Tous les appels, SMS et MMS passés depuis le mobile vers les pays de l’Europe seront facturés hors forfait et au prix fort. Donc la fin du roaming ne fonctionne que « depuis » l’Europe. Et pas vers l’Europe de chez soi. De mauvaises surprises en perspective.

       

      Et que ce déséquilibre n’incite pas les utilisateurs à acheter un forfait à l’étranger pour pouvoir téléphoner tranquillement vers les autres pays de chez soi ! Des limites à l’utilisation ont été fixées par la Commission européenne et les opérateurs vont surveiller « l’usage abusif », à partir de 4 mois d’usage continu à l’étranger, en principe.

       

      En conclusion, les nouvelles règles nous épargnent de jongler avec deux téléphones ou au moins une double SIM pour échapper aux surfacturations des communications à l’étranger. Mais elles renforcent la tendance déjà bien installée à privilégier des moyens de communications alternatifs (messageries instantanées, Skype, …) qui utilisent prioritairement le Wifi.

       

      > La fin du roaming mobile en Europe, article de BFMTV

       

    • Opérateurs plus ou moins affectés

      Pour les opérateurs en revanche, les impacts en termes de chiffres d’affaires vont être importants.


      D’un côté, la rente du roaming encaissé diminue fortement et la perte de chiffre d’affaires équivaut ici à une perte de marge quasi nette. Et de l’autre côté, ils continuent à être facturés des frais d’itinérance pour les appels de leurs clients passés à l’étranger, sans les répercuter désormais sur les factures.


      Selon leur clientèle et sa fréquence de déplacements dans l'espace européen, les impacts financiers sur les opérateurs ne seront pas les mêmes. Car avec la refacturation des frais d'itinérance qui subiste, les opérateurs des pays touristiques et ceux recevant nombreux voyageurs d'affaires seront moins perdants que les autres.


      > Plus sur les impacts économiques de la fin du roaming dans les Echos.

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Date:
14/06/2017

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