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Comment sécuriser les moyens de paiement à l’export

Publié le
21/07/2016

Quelle technique de paiement les entreprises doivent-elles privilégier pour sécuriser leurs opérations à l’international dans le contexte actuel d'augmentation des risques d'impayés à l'export ?

    • C’est à cette question qu’ont répondu Anne-Claire Gorge, responsable Monde de l’offre de services et de financement du commerce international à la Société Générale et Ange Cubeddu, consultant en commerce international, fondateur d'Adel Consulting, lors de l’atelier « Gestion du risque financier et moyens de paiement sécurisés : quoi de neuf ? », animé par Christine Gilguy, rédactrice en chef du Moci dans le cadre de la 7ème édition du Forum Moci des Risques et opportunités à l’international, qui a rassemblé près de 270 participants, dont de nombreux responsables d'entreprises, le 30 juin à Paris.

      Le choix du moyen de paiement à l'export dépend de 4 paramètres

      La technique de paiement que l'entreprise privilégiera à l'international dépend de plusieurs critères, a estimé le consultant.

       

      1. Connaissance « documentaire »
      D'abord de sa connaissance en matière « documentaire ». À l'international, sur les petites transactions dans lesquelles beaucoup de clients interviennent « clairement le crédit documentaire n’est pas une bonne solution », a prévenu Ange Cubeddu. « Mais, a-t-il poursuivi, on n’a pas toujours le choix. La solution alternative la plus naturelle, c’est l’assurance-crédit ».

       

      2. Le montant de l’opération
      Lorsqu'elle effectue une opération financière à l'international, l'entreprise doit prendre en considération un deuxième paramètre, le montant de l'opération : est-il petit ou gros ?

       

      3. Le pays de destination
      Troisième paramètre important, « le pays avec lequel on travaille », a rappelé le consultant. « On va surtout utiliser le crédit documentaire sur des pays à risque », a expliqué Ange Cubeddu. Une entreprise dont le client est situé dans un pays africain pourra obtenir facilement de sa banque un crédit documentaire. Dans d'autres pays comme l'Italie ou le Royaume-Uni, « c'est l’assurance-crédit qui s’impose », a-t-il renseigné.

       

      4. Type d’opération
      Enfin, « quatrième critère très important », « le type d’opération qu’elles sont en train de monter ». « Ce qu’il faut bien comprendre, a précisé le dirigeant d'Adel Consulting, c’est que le crédit documentaire est un instrument qui a été conçu pour des opérations de simple fourniture. Par exemple lorsqu'on livre des marchandises à bord, le paiement se fait contre le bill of lading ».

      Lorsqu'une entreprise effectue des opérations plus complexes, comme de la prestation de services ou de la vente de biens d’équipement avec des recettes, « le crédit documentaire perd beaucoup de son efficacité parce qu'il n’y a plus cette synergie entre le crédit documentaire et le bill of lading qui permet de sécuriser l'opération ».

       

      Dans les opérations où le crédit documentaire ne peut pas s’utiliser, il existe des « solutions alternatives » comme l’assurance-crédit. Cependant, les entreprises peuvent utiliser d’autres instruments pour sécuriser leurs opérations comme la lettre de crédit stand-by, la cession de créance ou le forfaitage.

       

      > Lire la suite de l’article Sécuriser les moyens de paiement à l’export du MOCI

      La préoccupation fondamentale de s’assurer d’être payé « n’est pas suffisamment intégrée dans la négociation commerciale » …

       


      ► Sur le sujet des impayés à l’export et les solutions possibles (Forum Risques pays du MOCI 2015)


      ► Plus sur les différents moyens de paiement à l'export sur iledefrance-international.fr

       

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Date:
21/07/2016

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